CONCERT de l'Artiste Musicien MADESS au Jardin de la musique à Ouagadougou
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Madess était en concert ce Samedi au Jardin de la Musique de Ouagadougou.L'affluence était si timide au départ au point qu'on s'interrogeait déjà. C'est aux environs de 21 h 30, que les places ont commencé à se faire rares. La chaleur et les autres odeurs nauséabondes qui se dégageaient de toutes parts étaient le signe que le début du concert n'allait plus tardé. Et ce fut OSKIMO qui ouvrit les Vannes sous les applaudissements des fans et de nombreux invités. Parmi ceux-ci, on notait la présence du Directeur Général du Bureau Burkinabé des Droits d'Auteur, Mr Balamine OUATTARA . Peu avant la soirée, nous avons recueilli les impressions de Madess.

Artistebf: La soirée, c'est dans quelques minutes et dans la cour du Jardin de la musique, un monde fou est venu pour vous soutenir. Comment  vivez-vous cet instant magique ?

Madess : C'est la joie ! Cela prouve que nous avons autour de nous des gens qui nous aiment et qui nous soutiennent malgré ce qu'on dit. C'est donc une fierté pour nous ! Je profite de l'occasion pour vous dire un grand merci parce qu'Artistebf fait beaucoup  pour nous, artistes burkinabé. On sait que vous le faites de façon bénévole sans attendre quoi que ce soit d'un artiste.  Nous l'avons constaté et personne ne peut nier ce fait. C'est ce que j'appelle le patriotisme. C'est différent des gens qui  veulent toujours  se faire voir à la télé.
Pour les tournées régionales, nous allons commencé d'abord par le Burkina . Aujourd'hui nous l'avons fait à Ouaga, le 9 septembre, je serai à Fada et le 14 à Poura en gardant toujours le même concept. Si tu paie 1000 frs, tu as droit à une cassette et si tu paie 20000 frs, tu as un CD. Nous espérons par cette procédure, rendre plus accessible nos produits (cassettes et CD) au consommateur. C'est une politique promotionnelle qui permettra à tout le monde d'acquérir facilement nos œuvres de manière légale.
La soirée était si belle que le DG n'a pas eu du mal à trouver séance tenante de l'inspiration. Dommage, selon lui, que son micro n'a pas répondu !. Par contre, le notre a bien fonctionné et nous avons pu recueillir ses impressions .


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Balamine OUATTARA
Je vous remercie. Je pense que c'était une très belle soirée. De toute façon, on s'y attendait parce que Ma    dess est un artiste confirmé et qui est à son 4 ème album. C'est un artiste qui a déjà montré ses preuves. J'ai également admiré et bien apprécié la solidarité des autres artistes qui sont venus l'accompagner ce soir. Il n'est pas de secret pour personne, que lorsqu'on fait un album, on est comme au bout d'une chaîne, une chaîne émaillée d'efforts. C'est cet effort justement qu'il faut encourager, qu'il faut soutenir. Je ne peux que féliciter Madess, son groupe et tous ses amis qui sont venus l'encourager et je continue de croire que la musique burkinabé s'enrichit de jour en jour.

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La Marraine de la Soirée
La soirée a été belle parce que les artistes ont fait  une belle prestation. Ce qui m'a convaincue à accepter d'être la maraine de la soirée, c'est d'abord la musique de l'artiste. Madess fait une musique qui ne se démode pas ! C'est une musique qu'on peut écouter tout le temps. Ce n'est pas comme certaines musiques qui se démodent au fil du temps parce qu'on les a assez écoutées. La musique de Madess, au contraire, résiste aux intemperies et se bonifie au fil du temps. "Célestine" est un de ses titres qui se joue depuis des années sans qu'elle ne déplaise…

Je lance un appel à tous ceux qui peuvent soutenir nos artistes de le faire parce qu'ils sont nos ambassadeurs dans les autres pays. Quand un artiste fait un spectacle à l'extérieur, ce n'est plus l'artiste qu'on voit, mais c'est plutôt le pays, notre pays qu'on voit. Tant que je pourrai soutenir les artistes, je le ferai toujours sans hésiter à la hauteur de mes moyens



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Baz bill
Pour ma part, je crois que c'est une soirée formidable. C'est ce que moi-même je prône actuellement. Depuis 6 mois, je joue en live avec  quelques artistes. Comme vous le savez, le live, c'est du vivant et Madess a déjà donné le pas, Je crois que c'est une bonne initative. Je l'encourage à continuer dans ce sens.  A l'endroit des opérateurs culturels, je les invite à soutenir la culture burkinabé. Comme Madess l'a dit, on ne peut pas changer l'équipe des étalons par l'équipe du Brésil. Il faut aimer sa culture.On ne peut pas prendre l'équipe du Brésil pour venir compétir à la place des Etalons. De même, il faut se garder de prendre les musiciens d'ailleurs pour venir jouer à la place des artistes musiciens burkinabé. On n'est pas d'accord avec cette manière de faire ! C'est malheureux qu'on prenne le Burkina Faso, comme une province des autres villes africaines. Je dis que c'est malheureux !


 
 
 

Musique

07/07/2011

10 Comments

 
  Dédicace du 3ème album de safoura DELTA

Une soirée Super ...
Elle s'est passée au Burkina Faso au jardin de la Musique de Ouagadougou. Ce soir là, tous les fans de la musique burkinabé et qui avaient un bout de temps ont fait le déplacement  au Reemdoogo (jardin de la musique) . Malgré la pluie, "Nous pas bougé ! "  parce que personne n'a voulu se faire raconter l'évènment ou plutôt, chacun voulait être témoin de cette soirée de dédicace du 3ème album de l'artiste burkinabé Safoura DELTA.
En effet, après son premier opus (PROMESSE) en 2005, "LAISSEZ PARLER " en 2009, cet  artiste de père et de mère musiciens nous revient  avec un support de 6 titres baptisés "DIEU FAIT LE RESTE", en version française, mooré et Gourounci.
"DIEU FAIT LE RESTE" est un message d'espoir à l'adresse de la jeunesse.
Stoïques et imperturbales, Safoura DELTA et son staff managérial ont répondu aux différentes préoccupations des journalistes  avant de nous livrer un concert fort appéciable. Franchement c'était bien, sinon très bien, j'allais même dire plus ! …Bref, restons plus simple pour dire … que   c'était une soirée super … !
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Youssef OUEDRAOGO, Chef des programmes de Radio Jeunesse francophone a aussi gardé de bonnes impressions sur l'album :

C'est un album qui témoigne d'une certaine  maturité parce qu'elle est à son 3 ème album si je ne m'abuse. Quand on regarde un peu la façon dont l'album a été orchestré, du point de vue son, arrangement et même du texte, on se rend compte  que l'artiste a évolué. C'est un album qui va également avoir de bonnes réactions auprès du public parce que l'artiste s'est faite accomapnée par une équipe; ce qui n'était pas le cas des albums précédents. Mais il ne s'agit pas de faire un album et  croiser les doigts parce qu'il y a d'autres paramètres qui rentrent en ligne de compte pour sa promotion et autre. On n'espère qu'avec son staff, elle pourra surmonter ces difficultés. En tout cas, c'est un album qui peut être joué un peu partout.  ( Voir un ext. de son nouvel album )

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Cinéma africain et Marchés , tel est le thème de cette 22ème édition du FESPACO tenue à Ouagadougou du 26 février au 5 Mars 2011. L'avenir du cinéma africain semble bien préoccuper les responsables du fespaco . Pour ce qui nous concerne, l'inquiétude (mal ou bien fondée) réside dans le fait que la vidéo et la télévision aient pris ces dernières années de sérieuses longueurs d'avance sur le cinéma. Les films de longs métrages sont très couteux, une raison peut-être pour certains réalisateurs de s'abattre sur le numérique. A cette allure, il y a de quoi s'interroger sur l'avenir du cinéma africain. A-t-il vraiment des chances de survivre face à la vidéo et à la télévision ? La réponse avec quelques professionnels du 7ème art.
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Raydmond TINDRE : Réalisateur
Si nous  partons du cinéma de 35, je dirai que le cinéma va évoluer. La vidéo est juste pour moi un moyen pour permettre aux africains pour produire et transmettre leur message à moindre cout. Que ce soit donc les séries télé ou les téléfilms, je pense que ce sont des supports pour occuper nos écrans.
Par rapport aux différents prix institués cette année par le FESPACO,  je crois que c'est une bonne chose dans la mesure où cela permettra de montrer différents talents.
Pour ce qui est des colonnes de l'étalon de Yennenga, je crois que c'est tout à fait normal que  Gaston KABORE ait sa statue. Ce que je déplore,  c'est peut-être le manque de moyens pour replacer  les statuts dans un certain ordre c'est-à-dire, du plus ancien  au plus  récent. J'aurais souhaité pour par exemple, qu'à la suite de la statue de Sembene, ce soit  la statue du premier à avoir  l'Etalon , puis  le  2ème , le 3ème et ainsi de suite sur l'alignement.

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Ai -KEITA : Comédienne
C'est vrai que ça fait peur mais la vidéo permet aux réalisateurs de faire leur film à moins frais. Je crois que les deux se complètent.
Aussi, j'apprécie bien l'initiative d'ériger une colonne de l'étalon de Yennenga  en l'honneur de Gaston KABORE. Il le mérite vu ce qu'il a fait pour le cinéma pas seulement au Burkina mais pour tout le continent africain. Comme si tout cela ne suffisait pas, il a crée une Ecole de Cinéma où il forme des jeunes  pour prendre la relève.

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Gustave SORGHO : Comédien
Si vous voulez faire du cinéma, il faut faire le cinéma. Ce n'est pas parce que la télé et la vidéo envahissent  les familles et le marché qu'il faut tout arrêté. C'est vrai que les nouvelles technologies facilitent beaucoup de choses aujourd'hui, mais le cinéma reste ce qu'il est et il faut le faire quelqu'en soit  le prix. Maintenant  pour ce qui  est du financement, il faudrait que l'Afrique arrive à s'auto-financer.

Le FESPACO est un tremplin pour tout. Les échanges et les débats qui se mènent dans le cadre du FESPACO est  un PLUS pour les comédiens et les autres techniciens du cinéma.
 



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Le Message du Chef de l'Etat à la Nation

Chers compatriotes ;

La célébration en cette année 2010 du cinquantenaire de l’indépendance du Burkina Faso constitue pour toutes les composantes de notre société, une occasion exceptionnelle de procéder à une analyse sereine et profonde de l’évolution sociopolitique et économique de la nation durant les cinq décennies de souveraineté.

Moment de commémoration du triomphe de l’esprit républicain de notre peuple, elle traduit également son désir d’ancrer les actions de transformation de notre pays dans le riche substrat historique afin d’en optimiser les impacts.

A travers ce jubilé d’or placé sous le thème « 50 ans de construction d’une nation : souvenir et espérance », le Burkina Faso entend rendre un hommage mérité à ses fils et filles dont l’engagement patriotique et les luttes politiques ont abouti à la reconstitution du territoire national, à l’émancipation de notre peuple et à l’affirmation de son identité.

En ces instants de souvenirs, je rends un hommage particulier au Moogo Naaba SAAGA II, à Philippe Zinda KABORE, Ouezzin COULIBALY et à tous les patriotes dont l’intelligence politique et la noble détermination continuent d’inspirer et d’éclairer les générations montantes.

Le peuple burkinabè gardera aussi en mémoire, l’immense travail abattu par les grands hommes d’Etat de notre pays, en particulier ceux qui ont eu la lourde charge d’assumer la magistrature suprême.

Je pense à Maurice YAMEOGO, au Général El Hadj Aboubacar LAMIZANA, au Colonel Saye ZERBO, au Commandant Jean-Baptiste OUEDRAOGO et au Capitaine Thomas SANKARA. Les enseignements édifiants tirés de leurs actions au service de la nation ont constitué pour l’ensemble des burkinabè, de puissants facteurs de motivation pour l’aboutissement des nombreux chantiers de construction de notre patrie.

L’organisation au cours de cette année 2010 des grandes conférences dans les 13 régions s’inscrit dans la dynamique d’enracinement des valeurs républicaines et d’élévation de la conscience individuelle et collective.

Chers Compatriotes ;

Le peuple burkinabè est fier de commémorer dans l’union, la fraternité et la solidarité, ce cinquantenaire dans la cité de Sya, ville cosmopolite, pôle économique et touristique, riche d’un brassage culturel exemplaire et qui a vu naître de grandes figures, dont l’œuvre remarquable demeure gravée dans les mémoires collectives.

Peuple du Burkina Faso ;

Il y a quelques décennies, notre pays, défavorisé par son environnement physique, semblait condamné à scruter désespérément l’avenir.

Cette donnée qui avait justifié la dislocation et la partition du territoire de nos ancêtres, a pendant longtemps nourri les interrogations sur la viabilité de notre nation.

L’intensité des flux migratoires en direction des territoires voisins plus favorisés par la nature semblait en être l’indicateur.

Au fil des ans et au prix d’un labeur soutenu par le sens de l’effort, l’endurance, l’imagination, la créativité et une culture de la discipline, notre pays a accompli d’importants progrès dans sa marche vers le développement et l’élévation de la qualité de vie des populations.

Des années d’actions politiques volontaristes et ambitieuses ont permis également à notre peuple, dans sa diversité, de se révéler à lui-même et aux autres peuples, de conforter sa présence sur la scène internationale, d’affirmer son leadership au niveau régional et mondial, dans de nombreux domaines de la vie économique, politique, culturelle, sportive et artistique.

J’adresse mes sincères félicitations aux hommes, aux femmes, aux jeunes, aux anciens, aux autorités coutumières et religieuses, à nos compatriotes de l’extérieur, aux communautés étrangères vivant au Burkina Faso, tous acteurs méritant de ces avancées appréciables.

Je salue le rôle majeur joué par nos forces armées militaires et paramilitaires dans la préservation de la paix, de la stabilité à l’intérieur de notre territoire, en Afrique et dans le monde.

Mesdames, Messieurs ;

Chers Compatriotes ;

Les indicateurs socio-économiques de notre pays, notamment dans les secteurs stratégiques de la santé, de l’éducation, de l’accès à l’eau potable, du désenclavement, de l’agriculture et de l’environnement connaissent une amélioration substantielle et une évolution ascendante qui laissent augurer qu’ils seront à très moyen terme, à la hauteur, sinon au delà des référents internationaux.

La période historique qui s’ouvre verra une amplification de ces performances qui s’inscriront dans une dynamique de croissance économique soutenue et d’un développement humain équilibré.

Peuple du Burkina Faso ;

Chers Compatriotes ;

Dans un monde marqué par de multiples crises sociales et politiques, le Burkina Faso s’illustre par sa stabilité, l’amélioration continue de la gouvernance et l’élargissement des libertés. Nous devons travailler à la consolidation de ces acquis.

Le Burkina Faso désire profondément asseoir et pérenniser les conditions de sa quiétude et de sa sérénité dans un environnement international imprévisible.

C’est pourquoi il restera disponible pour accompagner toutes les initiatives de règlement pacifique des différends sur le continent.

Chers Compatriotes ;

Les multiples défis du 21ème siècle imposent à l’Afrique de s’engager activement avec les autres régions, au traitement équilibré des questions politiques et économiques qui se posent à la communauté internationale.

Je réaffirme l’engagement du Burkina Faso à toujours œuvrer au renforcement des instruments et des institutions de coopération au plan sous-régional, régional et international.

Je souhaite ardemment l’avènement d’une gouvernance économique et politique mondiale plus inclusive, plus juste et plus équitable.

Je saisis cette occasion pour renouveler ma reconnaissance à toutes les nations, à tous les partenaires techniques et financiers qui nous ont toujours soutenu dans la réalisation de notre ambition de bâtir une nation respectée, stable et prospère.

J’exprime ma gratitude aux Chefs d’Etat et de Gouvernement ainsi qu’à toutes les délégations étrangères dont la présence aux activités commémoratives de ce cinquantenaire est le symbole éloquent de l’amitié, de la solidarité forte entre notre peuple et les autres peuples.

Peuple du Burkina Faso ;

Le 21 novembre 2010, par un vote franc et massif, vous m’avez renouvelé votre confiance en me portant à la Magistrature suprême de notre pays, afin de poursuivre l’œuvre de développement engagée pour la prospérité du Burkina Faso.

En ce jour historique du 11 décembre, j’adresse à toutes et à tous, mes sincères remerciements. Je mesure le poids de la responsabilité dont vous m’avez investi, du message fort qu’elle porte et qui invite à la sauvegarde de l’héritage de paix que nous ont légué nos illustres devanciers.

Je salue la détermination de l’ensemble des forces vives à m’accompagner dans la mise en œuvre du programme quinquennal auquel vous avez marqué votre adhésion.

J’attends votre contribution à la réussite des réformes politiques indispensables à l’approfondissement de la démocratie et à l’accélération du processus d’édification d’un Burkina de paix et de prospérité partagée.

Peuple du Burkina Faso ;

Chers Compatriotes ;

Chaque jour est un défi sur la longue quête du bonheur et de l’affirmation de notre nation. C’est pourquoi je vous invite à une plus grande participation citoyenne à l’œuvre commune de transformation qualitative et durable de notre pays.

Bonne fête à toutes et à tous,Tous ensemble pour un Burkina émergent ;

Je vous remercie


Quelques images de la cérémonie marquant ce 50 ème anniversiare dans une des régions du BURKINA.
Voir les autres videos dans notre rubriques vidéos
 
 
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Le KUNDE 10ème Edition, aura bel et bien lieu le 17 décembre 2010 à Ouagadougou....

Salfo SORE dit Jah PRESS l'a confirmé au cours de la conférence de presse qu'il a animée ce vendredi 26 novembre 2010. Le Commissaire Général du "KUNDE" que nous avons rencontré à l'occasion, nous situe l'importance de ses échanges avec la presse.

Salfo SORE : La conférence avait pour objet de porter à la connaissance du public les nominés par liste et par catégorie. C'est ce que nous avons fait ce vendredi 26 novembre 2010

Artistebf : A travers un micro-trottoir réalisé par Evariste COMBARY de la RTB, vous avez invité les autorités politiques, administratives et les opérateurs économiques à revoir à la hausse leur enveloppe financière. A cette date, peut-on dire que vos prières ont été entendues ?

Non ! Nous n'avons jusqu'à ce jour rien reçu des autorités. Pas encore ! ! ! Néanmoins, nous ne perdons pas espoir; ça viendra certainement !.Pour l'instant, nous essayons de faire l'organisation avec nos partenaires traditionnels notamment avec AIRTEL, la LONAB, AIR BURKINA et la BRAKINA.

Rassurez-vous que s'il y avait assez de moyens, nous pouvons aussi faire rêver les gens.. Mais en attendant, nous ferons le "KUNDE" avec ce que nous avons comme budget; voilà ! … que les gens ne nous demandent donc pas l'impossible ! Quoiqu'on dise, un "KUNDE" réalisé avec 50 millions n'est pas à comparer avec un "KUNDE" de 100 millions. C'est clair ! la qualité va se sentir à tous les niveaux: de la qualité des invités en passant par le décor.

Pour ce qui est de la contribution des burkinabés résidents à l'étranger, je dirai que c'est déjà tard ! En tout cas, pour ce qui est du "KOUNDE 2010" c'est tard; j'estime que ce n'est pas à la veille d'un combat qu'il faut dresser son cheval.


 
 
 
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Créer et gérer une entreprise n'est pas chose aisée encore moins, une entreprise de la filière de la musique. Conscient de cette difficulté que les jeunes entrepreneurs de la filière musicale rencontrent sur le terrain et pour mieux les outiller, l'ONG "CULTURE ET DEVELOPPEMENT" en collaboration avec ODAS AFRICA et les institutions partenaires a organisé une rencontre-formation au bénéfice de 22 entrepreneurs burkinabé. Cette formation qui a débuté ses travaux depuis le 18 octobre dans les locaux de la Maison de l'Entreprise a pris fin le 28 octobre 2010. La cérémonie a été particulièrement marquée par la remise des attestations . Cliquez sur les rubriques vidéos ou photos (en haut) pour visionner les images de la cérémonie.

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La Culture burkinabé est en deuil depuis ce Jeudi 21 octobre 2010 avec la disparition tragique de l'artiste Musicienne Mélissa  Ilebou BADJATA . Djata ou encore "la vieille mère" était  âgée de 34 ans. Ce matin, à  l'annonce de la nouvelle, les artistes de tout registre confondu ont témoigné par leur présence à la morgue, leur plus grande compassion à l'artiste disparue. L'émotion était grande, mais la solidarité aussi… Dans tous les cas, Les artistes burkinabés, ont, à la morgue comme à la veillée, démontré un bel exemple de solidarité.
Que s'est –il vraiment passé ? retour sur les faits avec le témoignage de BEKY, également à bord du même véhicule...



Retour sur les faits avec BEKY
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"On est allée en prestation à ZINIARZE. Quand on a fini, comme tout le monde d'ailleurs, après le spectacle, Béky encore sous plâtre à domicile on aime s'amuser un peu. C'est après ça, que nous avons décidé de prendre la route. On a pris la route mais le conducteur (chauffeur) était un peu en vitesse. "la vieille mère"  lui dit : "va doucement parce qu'on est pas pressée… Et j'ai aussi répétée la même chose : " écoute, on n'est pas pressée parce personne de nous n'a un enfant à la maison à allaiter; donc, roulons doucement ! " . Bon !  je ne sais pas si  le conducteur nous entendait vraiment. En tout cas, il n'avait  pas l'air; puisqu'il continuait son allure sans appartement tenir compte de nos remarques. Puis, il a essayé un moment de doubler un véhicule. C'est là qu'il s'est retrouvé face à un obstacle. Il a tenté de l'esquiver mais malheureusement il n'a pas réussi à redresser son volant à tant. Et j'ai commencé à prier; " je dis bon… ! que Dieu sanctifie tous ceux qui sont cette voiture par le sang du Christ". Céline qui était assise juste à ma droite n'a même pas  eu le temps de dire "amen" que l'irréparable se produisit; soit environ, 3km seulement de la sortie de ZINIARE.  Voilà… !  Tout s'est arrêté à ce niveau.
Je rends grâce à Dieu. Là, j'ai la clavicule qui est cassée et j'ai mal. Le décès de mes amis aussi me fait encore plus mal. Paix à leurs âmes. Que la terre leur soit légère.
Je remercie les autorités, les collègues, le Maire Simon COMPAORE qui arrivé au moment même de l'accident parce qu'il partait à ZINIARE. Mais il a tout de suite annulé son programme pour s'occuper de nous en faisant venir les ambulances depuis Ouagadougou. Nous fûmes dans un premier temps  transportés à ZINIARE pour les premiers soins avant d'être évacués  au CHU de Ouagadougou où parents, amis, collègues et autorités administratives et politiques nous attendaient. Nos soins sont jusque-là pris en charge  par le BBDA (Bureau Burkinabé des Droits d'Auteurs ) . Je salue tout le personnel  du BBDA (du Dg jusqu'aux ouvriers) qui ne ménagent aucun effort pour s'occuper de nous. Ils n'arrêtent pas un seul instant de nous appeler ou de faire la navette pour s'enquérir de nos nouvelles. Je dis merci à tout le monde, à tout le peuple burkinabé et à tous les élèves !. C'est vrai qu'ils ne pouvaient tous rentrer me voir, mais je les voyais par ma fenêtre. Que Dieu bénisse tous et prions aussi pour ceux qui ne sont plus là !


Lire d'autres témoigages ici >


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... Djata ne pouvait -elle pas être sauvée ? la thèse du Docteur AKOTCHONGA
Vous savez dans les traumatismes crâniens, tant qu'on n'a pas un certain délai, on ne peut pas donner un pronostic. Comme disent les médecins, dans un tel cas, le pronostic est toujours réservé. Moi – même, en tant que médecin, j'ai eu de l'espoir un moment donné parce que le corps médical a usé de tout son pouvoir, de toutes ses connaissances pour la stabiliser. Malheureusement après…
Mais il parait qu'elle avait même commencé à ouvrir les yeux ….
Ah ! je ne pourrai pas vous le confirmer parce qu'hier, je n'ai pas eu l'occasion d'aller la voir en réanimation.
Selon les explications de Béky, sans pour autant que ce soit la même voiture, les passagers à bord pourraient être assis de la manière suivante dans la starlette : (voir croquis ci-dessous ) . cliquez sur l'image pour l'agrandir


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Légende :

Les passagers en rond rouge sont décédés.

1- le chauffeur
3 - Djata
Les Passagers en jaune ont été blessés
2 : Jacques Z
4 - Béky
5 - Céline


De nombreux amis et connaissances sont choqués
L'artiste musicienne, qu'Artistebf  appelait affectueusement  "la princesse Djata" a définitivement  fermé les yeux très tôt ce matin du 21 octobre 2010. Parents, amis, collègues, fans ou simples admirateurs ont   tous  exprimé  ce qu'ils avaient de plus douloureux au plus profond d'eux.
Comment ont-ils accueilli  cette nouvelle qui endeuille toute la culture burkinabé ?
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Soré Salfo Jah PRESS : Promoteur du Kundé
Avec beaucoup de tristesse. On avait une lueur d'espoir quand on disait qu'elle était dans le coma; qu'elle commençait à bouger. Malheureusement,  c'est une autre nouvelle qui est tombée. C'est dommage que la vie soit aussi cruelle. Djata avait pleins de projets avec son nouvel album qui devait sortir incessamment. Je la revois encore en train de rendre hommage à Jeanne BICABA décédée il y a quelques années.  Aujourd'hui, c'est au  tour de Djata  ! Bref ! Que la terre lui soit légère.



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Aminata DIALLO/GLEZ, Réalisatrice / Comédienne
En fait, je crois que Djata représente plusieurs symboles. Ce que je peux retenir d'elle, c'est sa persévérance : savoir qu'on peut partir de rien et être un jour au panthéon de l'histoire. C'est un aspect très important qui doit interpeller chacun de nous. Djata était une dame qui ne pleurait pas sur son sort. Elle était pleine d'espoir, confiante en elle-même malgré ce qu’on savait déjà d’elle : orpheline dès le bas âge, enfance donc difficile. Généralement, c'est au moment où on s'attend le moins, où on peut dire : " Ah ! Dieu merci ; parce que ça commence à aller maintenant" . C’est en ce moment  que malheureusement, la mort fauche. Mais si tel  a été ainsi son destin, je crois qu'il faut rendre grâce à Dieu ;  aider ses enfants à grandir et souhaiter qu’ils aient surtout longue vie afin qu’ils puissent perpétuer aussi longtemps que possible la mémoire de leur mère.
Du reste, comme on le disait si bien à la veillée, Djata laisse également derrière elle des œuvres de qualité. C'est dommage qu'habituellement  nous n'attendions qu'après la mort de quelqu'un pour faire ses éloges. Mais hier, de façon unanime, tout le monde à reconnu  que c'était l'une des meilleures voix féminines du Burkina Faso.

Lire l'intégralité de son interview ici >



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Papus ZONGO: Manager
(Très ému et profondément ébranlé) Moi je veux tout simplement dire que c'est dommage que ce soit au moment où l'artiste nous quitte, au moment où il nous fait sa révérence qu'on se rend compte de toute sa grandeur. C'est dommage ! Mais on retiendra que Djata fut une femme sincère, rebelle dans l'âme; c'est vrai ! mais aussi, avec  une émotion sincère. Auto-didacte, elle eut un parcours exceptionnel. Elle a gravit tous les échelons de la vie, je veux dire toutes les vicissitudes de la vie. Malgré tout, elle a tenu bon; avec une énergie déconcertante, elle a toujours marché la tête haute. Djata, c'est aussi celle qui sait transmettre la bonne humeur. Aussi, retiendrons-nous toujours d'elle des chansons comme BETARO, mais est-ce tout ? non ! Djata, s'il vous plaît, est plus que ça !; parce qu'elle a participer à plusieurs projets artistiques. Je fais allusion à CARVEL d'Irène TASSAMBEDO, au film "le TESTAMENT" d'Apolline TRAORE. Djata a été tout simplement une grande voix de la musique burkinabé, mais une artiste pluri-disciplinaires car Djata, c'est aussi la danseuse, c'est la comédienne, Djata, c'est  les planches. Que voulez-vous ? on dit tout simplement "Adieu vieille mère " ; Adieu l'artiste, Adieu Djata ! ! !!



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Cyr Payim OUEDRAOGO, Journaliste culturel à l'observateur paalga
A l'annonce de son décès, on avait d'abord pris des dispositions pour voiler la nouvelle à son entourage immédiat  afin de préserver le moral des uns et des autres.  Seconde précaution, nous avons délégué un de nos collaborateurs au niveau de l'hôpital pour être sûr de l'information qui circule à son sujet. En fait, Djata et moi sommes liés par une grande amitié. Elle est venue à mon mariage et à l'occasion, elle a même chanté gratuitement pour moi. J'étais l'une des rares personnes à qui elle confiait ses projets que ce soit  sentimental ou professionnel. C'est au Kiosque que nous nous sommes vus pour la dernière fois; c'est justement cette nuit-là qu'elle m'a parlé de son album en cours. Elle me dit "dès que ce sera prêt, tu auras la primeur" . La mort de Djata est vraiment une grande perte pour la culture burkinabé.



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Wendy (très perturbée) : Artiste Musicien
Je suis une collègue et  une sœur de Djata si je peux m'exprimer ainsi. Ce que nous vivons en ce moment est  inqualifiable ! Nous sommes dans une profonde douleur. Djata était une personne très humaine, très ouverte, qui ne sait pas faire des combines. Les mots me manquent…,  mais j'exhorte tout le monde à plus de solidarité et à plus d'amitié. C'est le plus important sur cette terre. La mort de Djata doit nous interpeller tous et nous faire réfléchir car nous ne savons pas qui sera le prochain. Que son âme repose en paix.



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FLOBY : Artiste Musicien
C'est un talent et une reine de la musique burkinabé.que nous venons de perdre comme ça; c'est Toute la famille artistique est  accablée en ce moment. Nous souffrons au plus profond de nous, nous souffrons de toute notre chaire. C'est très regrettable !. " Vieille mère" ! , on est toujours ensemble ! Que Dieu t'accueille à bras ouverts.



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Walib BARRA : Manager
Tout remonte en 1998 où elle venait de produire son premier album. Quand je l'ai écouté la première fois, j'ai tout de suite découvert une voix assez singulière, Je voyais déjà en elle une "Myriam MAKEBA" qui se dessinait à l'horizon. Seulement elle avait un handicap: le niveau d'instruction. A ce sujet, je vous raconte une anecdote Djata, quoi qu'on dise, est une artiste qui avait de la vision. (…) Elle m'a dit un jour : " Walib, je veux que tu me manages". Mais avant ce travail, je souhaite que tu sois d'abord mon professeur de maison parce que mon niveau d'instruction est faible. Notre collaboration a donc ainsi démarré. Lorsque je suis passé pour le premier cours, je l'ai trouvée avec son copain. Je lui dis : "Djata, si tu veux que nos cours avancent bien, il faut arrêter de voir tes copains. Elle me réplique :
Ecoute Walib, Une femme, une star comme moi Djata, doit se reposer sur les épaules d'un homme. Alors si tu ne veux pas de ça, va te faire foutre, toi et ton cours !." Les cours se sont effectivement arrêtés là. C'est direct et c'est franc; Djata avait un franc parlé.  Sa mort constitue une grosse perte pour la culture. Elle a juste produit 2 ou 3 albums, mais je crois qu'elle méritait mieux si nous, managers, avions pris soins d'elle.