Cinéma africain et Marchés , tel est le thème de cette 22ème édition du FESPACO tenue à Ouagadougou du 26 février au 5 Mars 2011. L'avenir du cinéma africain semble bien préoccuper les responsables du fespaco . Pour ce qui nous concerne, l'inquiétude (mal ou bien fondée) réside dans le fait que la vidéo et la télévision aient pris ces dernières années de sérieuses longueurs d'avance sur le cinéma. Les films de longs métrages sont très couteux, une raison peut-être pour certains réalisateurs de s'abattre sur le numérique. A cette allure, il y a de quoi s'interroger sur l'avenir du cinéma africain. A-t-il vraiment des chances de survivre face à la vidéo et à la télévision ? La réponse avec quelques professionnels du 7ème art.
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Raydmond TINDRE : Réalisateur
Si nous  partons du cinéma de 35, je dirai que le cinéma va évoluer. La vidéo est juste pour moi un moyen pour permettre aux africains pour produire et transmettre leur message à moindre cout. Que ce soit donc les séries télé ou les téléfilms, je pense que ce sont des supports pour occuper nos écrans.
Par rapport aux différents prix institués cette année par le FESPACO,  je crois que c'est une bonne chose dans la mesure où cela permettra de montrer différents talents.
Pour ce qui est des colonnes de l'étalon de Yennenga, je crois que c'est tout à fait normal que  Gaston KABORE ait sa statue. Ce que je déplore,  c'est peut-être le manque de moyens pour replacer  les statuts dans un certain ordre c'est-à-dire, du plus ancien  au plus  récent. J'aurais souhaité pour par exemple, qu'à la suite de la statue de Sembene, ce soit  la statue du premier à avoir  l'Etalon , puis  le  2ème , le 3ème et ainsi de suite sur l'alignement.

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Ai -KEITA : Comédienne
C'est vrai que ça fait peur mais la vidéo permet aux réalisateurs de faire leur film à moins frais. Je crois que les deux se complètent.
Aussi, j'apprécie bien l'initiative d'ériger une colonne de l'étalon de Yennenga  en l'honneur de Gaston KABORE. Il le mérite vu ce qu'il a fait pour le cinéma pas seulement au Burkina mais pour tout le continent africain. Comme si tout cela ne suffisait pas, il a crée une Ecole de Cinéma où il forme des jeunes  pour prendre la relève.

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Gustave SORGHO : Comédien
Si vous voulez faire du cinéma, il faut faire le cinéma. Ce n'est pas parce que la télé et la vidéo envahissent  les familles et le marché qu'il faut tout arrêté. C'est vrai que les nouvelles technologies facilitent beaucoup de choses aujourd'hui, mais le cinéma reste ce qu'il est et il faut le faire quelqu'en soit  le prix. Maintenant  pour ce qui  est du financement, il faudrait que l'Afrique arrive à s'auto-financer.

Le FESPACO est un tremplin pour tout. Les échanges et les débats qui se mènent dans le cadre du FESPACO est  un PLUS pour les comédiens et les autres techniciens du cinéma.
 



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Comments

12/30/2011 17:01

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01/25/2012 14:04

Nice article dude

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good post

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03/21/2012 10:58

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03/26/2012 00:33

Nice one info, thx

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03/31/2012 16:47

will come back shortly

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06/14/2012 22:10

Thanks for data

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07/16/2012 08:20

Nice one info, thx

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09/29/2012 11:47

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